• chapitre 2

    < chapitre précédent

    Arrivée dans le grenier, elle contemple découragée le tas énorme de choses entreposées par les propriétaires précédents :

    C’est un fatras incroyable : un amoncellement de plaques de plâtre, d’isolation, de contreplaqué, et des lames de lambris déposées quasiment à la verticale bouchant véritablement l’accès à une partie du grenier. Comment a-t-on pu déposer toutes ces saletés s’amonceler ici ?

    Mais sa décision est prise, elle déblayera ce grenier coute que coute !

    Pour commencer, faire basculer toutes ses plaques les unes après les autres, les mettre en tas, celle qui peuvent encore servir d’un coté pour Marc, et celles qui ne peuvent plus servir, sur un tas destiné au remblai.

    Les plaques sont très grandes mais comme dit le dicton, ce que femme veut…

    Aussi, arrive-t-elle à faire basculer les premières plaques qui s’écroulent dans un fracas épouvantable en dégageant une nuée de poussière.

    Le chat s’éloigne aussitôt en bondissant à l’autre bout du grenier.

    « Oh pardon mon pauvre Tabakine s’excuse-t-elle »

    Mais ce n’est pas la chute des plaques qui semble avoir poussé le chat à se précipiter au fond du grenier. C’est même à se demander s’il l’a remarquée.

    Mélanie regarde avec le plus grand étonnement le manège de son chat :

    Celui-ci tourne en rond en poussant des petits miaulements et en ronronnant avec insistance, la tête levée, et la queue bien droite, comme quand il tourne autour de quelqu’un qu’il apprécie et pour quémander une caresse. Puis le voilà qui tourne sa tête à droite, à gauche, ronronnant de plus belle et en se redressant sur ses pattes de derrière, c’est un manège bien naturel chez les chats qui se fond caresser ; Sauf que là ! Il n’y a personne !

    Puis, le chat reviens vers elle la regarde intensément en miaulant et retourne faire son petit manège à l’autre bout du grenier, et cela plusieurs fois de suites, comme s’il voulait qu’elle le suive. Et finalement c’est ce qu’elle fait. Le chat agit comme s’il voyait quelqu’un qui n’est pas là. Mais allez donc savoir ce qui se passe dans la tête d’un chat.

    -Tu vois bien qu’il n’y personne voyons !

    Nouveau miaulement. Mélanie à presque l’impression que son chat est indigné.

    -Je n’ai pas le temps, lui répond-elle.

    Puis elle aperçoit une grosse mouche bleue et elle comprend le manège de son chat. Son esprit cartésien rassuré, elle retourne à son…exploration.

    Elle parvient enfin à dégager toutes les plaques qui ne servent à rien. Et découvre un véritable trésor. Des malles anciennes plus ou moins en bon état, des caisses en bois, les unes comme les autres, affichées d’étiquettes de destinations différentes. C’est à peine croyable ! Comment se fait-il que toutes ces choses soient encore là et que depuis que les anciens habitants ont quitté les lieus, personnes n’ait songé à faire le tri, ni à récupérer ce qui pouvait l’être. C’est pour le moins étrange. Ils y a forcément des choses de valeurs. Et tout ceci à forcement appartenu à quelqu’un d’autre que les anciens propriétaires. Alors pourquoi avoir tout laissé au moment de mettre la maison en vente ?

    Mais elle remet ses recherches à plus tard, d’abord, il faut s’occuper du bébé qui vient de se réveiller, et qui réclame à manger.

    Puis dans l’après midi, elle reprend son exploration. Avec, vous vous en doutez, plus de plaisir et de fébrilité.

    Elle découvre un mannequin de couture, comme celui qu’avait sa grand-mère, en excellent état, quoique couvert de poussière et de toiles d’araignées, qu’elle met de coté, elle demandera à Marc de le descendre dans l’une des pièces qui ne sert pas encore, elle y installera un atelier de couture. D’autant plus qu’elle trouve aussi une vielle machine à coudre, une de ces belles machine noire avec des dessins dorés, posée sur une table en bois et reliée à un pédalier.

    Dans les malles elle trouve des robes malheureusement ravagées par le temps, la poussière et les mîtes. Un grand dommage, car s’étaient des robes d’une autre époque. Enfin, de la Belle Epoque comme on l’appelle. Elles sont désormais inutilisables, à l’exception toutefois d’une magnifique robe en mousseline rose, celle-ci sera mise de coté. Et les autres, jetées à grand regret à la poubelle.

    Elle trouvera même des bijoux ! Et ça n’a pas l’air d’être de la pacotille ! Il y a deux bracelets en or, et trois colliers aux pierres précieuses serties avec leurs jeux de boucles d’oreilles assorties. Décidément, Mélanie est de plus en plus perplexe. Mais chose étonnante, le bijou qui attire le plus son attention, c’est un petit pendentif en argents avec un petit médaillon représentant une fleur, il semble avoir été grossièrement taillé à la main et n’a absolument rien à voir avec les autres merveilles plus raffinées. Pourtant elle va le regarder longuement, et le ranger avec le plus grand soin comme elle avait peur de le perdre, comme ci, il avait une importance vitale.

    Bien qu’harassante, la journée passe très vite, et c’est épuisée que Mélanie se couche le soir venu, après avoir parlé au téléphone avec Marc qui lui a donné des nouvelles guères réjouissantes, et après s’être assurée cela va de soit, que le bébé était repu et déjà endormie.

    Mais contrairement à ce qui aurait du ce produire, elle va dormir très mal cette nuit-là. Son sommeil est peuplé de cauchemars, de sensation de peur, de réveils successifs, et elle croit même entendre des voix l’appeler. Mais elle met cela sur l’absence de Marc.

    Elle se lèvera plusieurs fois pour allez voir si le bébé va bien en proie à de terribles angoisses qu’elle n’a jamais ressenti auparavant.

    Et c’est épuisée qu’elle va commencer sa journée du lendemain.

    Mais elle tient à finir le travail qu’elle a commencé la veille. Et c’est une journée identique à la précédente qui l’attend. Bien qu’épuisée, elle se sent comme une petite fille à la découverte d’un trésor caché dans les vieilleries de sa grand-mère. Et elle va encore trouver des choses intéressantes. Bien que de moindre importance, elle n’en reste pas moins émue. Une ombrelle en tissus et dentelles grise qui devait être blanche autrefois, comme celle que les belles dames arborent dans les films. Un unique gant blanc ajouré qu’elle enfile de suite. Des rubans. De vielles partitions de musiques pour piano. Un flacon de parfum à moitié vide qu’elle n’ose ouvrir pour des raisons évidentes. Mais elle trouve le flacon joli, et elle le mets de coté afin qu’il rejoigne ses autres découvertes.

    Elle continu encore les jours suivant, et, à la fin de la semaine, le grenier est presque rangé, elle a fait un tas de choses à jeter dont les robes qu’elle a mises avec beaucoup de regrets, et un autre de choses à trier pour Marc. Les vielles malles sont rangées en ligne le long du mur, et les caisses en bois sont rangées de l’autre coté du grenier. Il ne reste plus qu’un bon cout de balais à donner, et…

    chapitre suivant>


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :