• chapitre 1

     

    Aide moi je t’en supplie

     

     

     

    Notre histoire ce passe dans les années 70, dans un petit village de moyenne campagne. C’est un de ces petits villages vieillissants, comme il y en a de plus en plus. Mais qui a encore quelques commerces qui vivent de la clientèle des communes voisines. Et même une école qui accueille les enfants du village voisins.

    Marc et Mélanie Martin, nous les appelleront ainsi, emménagent dans la somptueuse demeure qu’ils viennent d’acquérir.

    Le village où ils vont désormais habiter, est situé à mi-chemin, entre celui où réside la mère de Marc, leur seule parente encore en vie, et celui où il travaille, une petite entreprise qu’il a créée avec un ami d’enfance, et qui s’avère assez prometteuse.

    C’est un couple plutôt modeste, et s’ils peuvent aménager dans leur petite maison, enfin petite, façon de parler, disons plutôt, leur manoir, ou leur petit château, ou plus modestement leur magnifique maison bourgeoise, c’est parce qu’il s’agit d’un héritage inespéré, de la part d’un vague oncle inconnu de Mélanie.

    Lors de leur visite, Mélanie à tout de suite envisagé, d’y faire des chambres d’hôte quand les enfants seront grands. Car même s’il on reçu aussi de l’argent de l’héritage du “ Tonton d’Amérique’’ comme ils ont surnommé leurs généreux légataire, il est hors de question pour elle de jouer les Châtelaines.

    C’est le bonheur absolu. D’autant plus absolue que Mélanie tient dans ses bras le magnifique bébé blond qu’ils ont eu quelques mois au paravent.

    Leur bonheur est d’autant plus grand, qu’après avoir eut plusieurs grossesses qu’elle n’a pas pu mener jusqu’au bout, les médecins avaient certifié à la jeune épouse, qu’elle devrait penser à adopter.

    Leur nouvelle demeure est entourée d’un parc où leurs futur enfants pourront jouer, car, comme l’espère le jeune couple, s’ils ont eut la chance d’avoir eut cet enfant du miracle, il n’y a pas de raison pour qu’ils n’en aient pas d’autre, et ils espèrent bien pouvoir réaliser leur rêve commun : en avoir au moins quatre ou cinq.

    Une véritable histoire de compte de fée.

    Une histoire de fée ? Peut être pas si sûr. Car comme on dit souvent, la chance fini toujours par tourner. Et de la chance, ils en eu beaucoup, ces derniers temps.

    Quelques mois plus tard, la demeure est presque entièrement aménagée. Les quelques travaux de plâtres, peintures, électricité et tout ce qu’il y a à faire dans une nouvelle maison, sont maintenant terminés. Marc, et un d’enfance, bricoleurs accomplis, ont eu vite fait de remettre en état, les petits soucis de cette bâtisse longtemps inhabitée.

    Très longtemps inhabitée, car ce qu’ils ignorent, c’est que leur belle maison est inhabitée depuis plus de soixante dix ans, car personne, absolument personne dans la région, ne voulait y habiter, et même pour certain parmi les plus anciens en entendre parler.

    Elle était régulièrement entretenue par une entreprise spécialisée, très certainement rémunérée par le fameux oncle d’Amérique.

    Marc et Mélanie coulent ainsi, des jours heureux. Au début de leur arrivée, bien sûr, les gens du coin les ont accueillis très froidement, mais ils s’y attendaient.  Les “étrangers’’ sont souvent considérés comme des intrus dans les communes où tous le monde connait tout le monde. Et bien souvent il suffit d’habiter à peine plus de cinquante kilomètres pour être qualifié d’étranger.

    Mais les jeunes tourtereaux, ont su se faire accepter.

    Les choses les plus simples peuvent parfois mettre à bas les préjugés.

    Ils s’approvisionnent uniquement dans les commerces locaux. Marc rend de nombreux services comme des petits travaux de bricolages. Mélanie emmène parfois des personnes âgées faire leurs courses, ou chez le médecin qui exerce à plusieurs kilomètres de là. Et puis, elle va parfois à la messe. Ce que les bigotes du coin apprécient. Ce n’est pas qu’elle soit particulièrement pratiquante, mais bon, ça ne fait pas de mal, et ça ne contredit pas son éducation. Et puis, rien de tel que les discutions à la sortie de l’église pour lier des connaissances ; D’autant plus que la présence d’un magnifique poupon dans les bras de sa maman, a vite fait d’attirer les sympathies.

    Mais ce bonheur va vite être ombragé, par des faits on ne peut plus mystérieux. Tout d’abord, chaque fois que Mélanie veux inviter quelqu’un chez eux, les personnes refusent poliment, donnant chaque fois des excuses plus ou moins valables. On leur pose souvent des questions du genre s’ils sont bien installés, s’ils n’ont pas de problèmes si tout ce passe bien. Au début de leur installation, ils trouvaient ça normal. Mais après plus d’un an, tout de même !  C’est pour le moins étrange. De plus ce n’est pas tant ces questions anodines qui les interpellent, mais c’est la façon dont elles sont posées, comme si c’était autre choses que de simples questions de politesses.  Et plus troublant encore, dès qu’ils posent des questions sur l’histoire de leur maison, qui en a forcement une comme toutes les grandes demeures anciennes, personne ne sait rien, ou ne veux rien dire.

    Puis le temps passe, les Martin ont recueilli un petit chat errant qu’ils ont surnommé “Tabakine’ ’à cause de sa drôle de couleur beige qui rappelle une variété de haricot sec dont raffolent les italiens.

    Le bébé a grandit, et un autre est arrivé. Un deuxième petit garçon, aussi brun que son frère est blond.

    Puis la mère de Marc tombe gravement malade, une mauvaise grippe, qui interdit à Mélanie d’aller la voir à cause du bébé. Marc doit donc laisser son épouse pour se rendre au chevet de sa mère. Qui vu son grand âge n’est pas au mieux de sa forme vous vous en doutez.

    L’ainé des Martin, lui, sera confié à des amis.

    Mélanie se retrouve donc seule, dans, l’immense maison, avec son tout petit bébé.

    Mais ça ne fait rien, elle en profitera pour faire du rangement dans cette partie du grenier où ils ne vont jamais. Il y a un monceau de vieilleries, depuis le temps qu’ils remettent ça au mois prochain ! Ils n’ont jamais trouvé le temps, et puis le temps passe.

    « Là au moins se dit-elle, j’aurais le temps de m’en occuper pendant que le bébé dormira »

    Et un bébé ça dort beaucoup. Donc sa décision est prise, et dès le lendemain, elle se met au travail. Elle se rend donc au grenier accompagnée de son cher Tabakine.

    C’est un grand grenier, facilement aménageable, et dans lequel on pourrait aisément faire un appartement de belle taille. Peut être espère-t-elle aussi y trouver des petites choses qu’auraient laissé les anciens occupants. Cela arrive parfois dans les vieilles maisons. Et ce qu’elle va y découvrir, ira au-delà de ses espérances. Bien au-delà... 

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