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    Le lendemain, il arriva en retard à la PJ.

    En guise de bonjour, Danica lui lança :

    -Toi t'as une sale tête ce matin.

    -Bonjour à toi aussi.

    -J'ai fait des tas de recherches pour trouver des renseignements sur le dénommé Franck, J'y ai passé toute ma journée d'hier. Et je n'ai rien trouvé, comme s'il n'avait jamais existé. Il n'a même pas de casier, il a pourtant été arrêté donc il devrait en avoir un ... Tu m'écoute Gréco ?

    -Qu'est-ce qu'il fout là celui-là ?

    Mathias regardait le type qui sortait du bureau du commissaire. On sentait qu'il avait déjà eu à faire avec lui et qu'il n'en gardait pas un bon souvenir Le regard que celui-ci lui lança lui déplus fortement à juste titre. Mauvais signe !

    Comme il s'y attendait Vanderwalk les convoqua dans la minute qui suivit

     

    ***

     

    -Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries !!

    Lança Greco hors de lui.

    Intransigeant,Vanderwalk ignora la réflexion de Mathias. Il sermonnait Danica et celle-ci ne comprenait pas où était le problème, elle n'avait fait que son travail.

    -Nous avons de forte raison de penser que ce type est responsable de l'accident qui a coûté la vie à trois personnes dont deux enfants.

    -Vous avez fait des recherches sur un dossier sans me demander mon avis Mademoiselle.. Et de toutes façons, ce n'est pas votre coupable.

    -Alors quoi ?

    Le commissaire Vanderwalk s'énerva. Enfin, s’énerva, façon de parler, le commissaire n'élevait jamais la voix.

    -Vous n'avez plus le droit d'enquêter sur cette affaire, est-ce clair ?

    -Mais enfin...

    -Il n'y a pas de mais !! Ce n'est pas de notre ressort, officiellement cette affaire n'existe plus N'allez pas remuer des choses qui ne doivent pas l'être !

    -Alors ça veut dire quoi ?! Insista Mathias. Un rapport avec le milieu ? Protection des témoins ?

    -Je vous rappelle que ça n'existe pas en France, nous ne sommes pas en Amérique.

    -Pas officiellement, il ne faut pas me prendre pour un con ! C'est quoi le problème bordel ?!

    -Je vous prierais de rester poli ! En ce qui vous concerne, il n'y a aucun problème. Répliqua le commissaire. Vous ne devez plus vous en occuper ! C'est l'affaire d'un autre service qui fait ce qu'il a à faire.

    -Très bien. Message reçu. Sur ce point là du moins.

    -Ça veux dire quoi sur ce point là ?!

    Irrité Mathias sortit du bureau du commissaire sans répondre.

    Danica le rejoignit

    -Alors on laisse tomber ? Comme ça ?

    -Pour le père oui, de toute évidence, ça a à voir avec cette histoire de drogue. c'est aux stup de s'en occuper. Moi ce qui m'intéresse c'est mon petit bonhomme.

    -Ça ne te ressemble pas Gréco ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

    -On fait fausse route Ce n'est pas ça ma mission.

    -Ta mission ?

    -Ce n'est pas ce qu'on doit trouver, ce n'est pas ce que veut Maxime. Il me la dit.

    -Alors il veut quoi ?

    -Je ne sais pas encore, mais je compte bien trouver.

    -Ah oui ? Et quand ? Ne me prends pas pour une imbécile, Gréco. Tu n'as pas envie Que cette affaire aboutisse. Et je sais pourquoi.

    Elle était s'était campé devant lui. Lui pointant son index sous le nez.

    Il la repoussa avec douceur, sans lui répondre, sans même la regarder. Enfila son blouson et sortit sans se retourner.

    -Tu va où ?! Gréco ?!

     

    ***

     

    Elle le retrouva à l’extérieur , portable en main :

    -J'aurais quand même voulu parler à votre belle-sœur. Quand pourrais-je la voir ?

    -Jamais. Le plus horrible, c'est qu'elle a perdu son bébé dans l'accident. Et vous savez ce que ces salauds lui ont dit à l'hôpital ?: « ça passe à l'incinérateur. »

    Après quelques mots échangés, Mathias raccrocha, écœuré .

     

     ***

     

    -Quoi ? À l'incinérateur ! À huit mois ? Mais c'est faux !

    Danica était outrée parce que venait de lui répéter son coéquipier. Dès cinq mois un futur bébé peut être considéré comme un enfant mort-né et être enterré normalement. Il y a même des hôpitaux qui vont jusqu'à offrir les frais d’inhumations Les gens racontent vraiment n'importe quoi ! Rien de tel pour démolir une réputation et nous faire faire des conneries.

    Gréco rappela de suite . Il ne laissa pas le temps à la jeune femme de se mettre en colère.

    -Je veux le nom de l'hôpital où votre belle-sœur à été reçu après l'accident.

     

     

     

     

     

     

     





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